Commune de Coulanges sur Yonne

 

fontaine coulanges


Ancienne colonie romaine, Coulanges sur Yonne  devint le fief des évêques d’Auxerre en 620, des comtes d’Auxerre vers 1190, puis des ducs de Bourgogne. La ville fut rattachée avec Auxerre au domaine royal en 1477.

Son nom date de l'époque gallo-romaine depuis 864 : "Coloniae Super Icaunam", puis "Coloinges" et "Collanges" avant l'appellation actuelle.

Les comtes élevèrent un château dont il ne reste qu'un tour et quelques vestiges de remparts. La fille du Comte Pierre de Courtenay, après deux veuvages reprit seule la direction ses comtés en 1241. Mathilde, appellée comtesse Mahaut par tous, a laissé le vivace souvenir de sa grande bonté, en particulier pour les Coulangeois qui reçurent la propriété des bois du Frétoy. Mahaut est morte en son château de Coulanges le 29 juillet 1257. Ce château commandait la traversée de l'Yonne, ce qui incita le roi d'Angleterre Edouard III à s"en emparer en août 1360 et à y séjourner quelques jours pour surveiller le franchissement de la rivière par son armée.

Coulanges et toute la région eurent beaucoup à souffrir des différentes guerres. La paix revint avec Henri IV, et en 1594, le bureau des élus d'Auxerre était installé à Coulanges dans l'attente de la soumission de Cravant au roi. Les Coulangeois ont "dressé" leur cahier de "plaintes, doléances et remontrances...", l'un des plus longs parmi ceux du bailliage d'Auxerre.

Après la Restauration, Coulanges fut le siège de l'Etat Major des Gardes Nationales, ou premier bataillon cantonal de Coulanges sur Yonne. A partir du XVIè siècle, l'Yonne donna naissance à une activité nouvelle : le flottage. Le bois, indispensable pour le chauffage de la capitale, arrivait du Morvan, flottant à "bûche perdue". Il était "triqué", "martelé", empilé sur le port, puis chargé sur des bateaux ou formé en train de bois que les voituriers par eau conduisaient à Paris.

En 1841 on comptait 1247 habitants, mais avec la fin du flottage et lavènement du chemin de fer, qui emmène nombre de Coulangeois travailler à Paris, la population devait décroître rapidement.

En 1944, Coulanges subit un bombardement qui détruisit une partie du village et fit 17 victimes.


(Source : Guide pratique 2000 de la CC du Pays de Coulanges sur Yonne)